Mélangez-vous

Le vent en était violet, que les volets s’en souviennent.

Les gens se penchaient pour éviter les vagues de bruit.

Les sifflements de plante s’abattaient contre nos pavillons.

Les rochers volaient pour créer un parapluie d’ombre.

Les gardiens des souffles discutaient de la situation.

 

Personne n’avait connaissance de ce qu’il allait se passer.

L’incertain devenait clandestin de cette situation.

Pas de témoin, plus de voisin, rien qu’un crachin avec en dedans du venin.

 

Le mélange est mixte. L’échange est force. De petit rien, à plusieurs, on s’efforce de l’obtenir. Le savoir, l’espoir, d’y croire, tout ceci n’est que dérisoire.

Aimez-vous. Et le premier pas sera que le soulèvement d’une grande marche.

l’infiltration

Le métronome des gouttes donnait la mesure du sale temps, qui régnait dehors. J’avais parsemé des seaux , des serpillères, des tous ceux qui pouvaient .contenir cette pluie de toit. Mon sol en était jonché. Cette eau jouait de moi, elle se déplaçait, elle changeait de direction, d’envie, de tuile.

Nous étions complice, elle perlait, je la poursuivais, elle grossissait, je pesais mon désarrois.

Un jour il fera soleil et je sécherai la tranquillité de n’être plus le chef d’orchestre uide cette cascade liquide qui cause tant de tuile.

Balade aveugle

Elle était belle comme un oiseau au réveil.

Elle était présente même dans ses rêves.

Elle était distante même si proche.

Elle était dansante même sans musique.

Elle était étincelante même sans rubis.

Elle était douce, que je devenais mousse.

J’étais son arbre, j’étais son poteau, j’étais son mât, j’étais sa perche, j’étais recouvert de lichen, qu’elle me confondait dans ses bois.

Tour à tour

Je savais que tour à tour cela serait mon tour.

Je n’y prêtais pas grande intention, sauf quand j’entendais le mot  » attention » qui m’avertissait que je devais faire demi-tour. En faisant ce tour sur moi-même cela m’arrivait de voir mon passé m’accaparer, non pas par un tour de magie, mais pour par une tournante de ne pas assez voir tourné tous mes rêves en réalité.

Mes yeux firent le tour de la table et je ne pu me rendre compte seulement à la fin, que c’était qu’un retour sur moi-même. Je savais que mon miroir était témoin de ceci. Qu’il voulait ma mort pour ne plus être en charge de cette solitude gourmande. Mais je m’en fichais de sa pensée miroitante . Je reprenais du rab de vie, avant de le briser pour qu’il ne puisse pas laisser mon souvenir ce reflèter sur un autre visage qui ne m’aura pas connu.

Tout tournant est le début d’une ligne droite.

Tout tourment est la fin de signe ….. ( bon là je ne trouve pas le bon mot, tant pis )dscn2595

La scie vivante

Tu es mon son, tu charpentes l’obier en poussière. Tu vies près de moi, sous mon toit qui te nourrit. Je ne peux te chasser car je suis du même signe. Je ne peux te respecter, car tu m’es semblable. Je te laisse donc là à claquer tes dents sur le bois tendre qui m’entoure. Tu es seul , je ne sais comment tu peux te reproduire, combien de temps  tu vies, si je te croise tu seras peut être grand comme une forêt.

Capricorne, je t’en supplie part à Capri où je t’y emmène par les cornes. Cesse tes caprices.